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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 13:49

Après avoir exploré la phrase "En bras de chemise malgré la fraîcheur matinale", 2001, puis la nouvelle "Exercices d'équilibre", 2003, ce nouveau recueil poétique de Didier Arnaudet oscillerait plutôt du côté du roman. Mais le récit, haché, vient couper court une fois de plus, aux usages habituels de lecture. Des phrases discontinues -aphorismes, lieux communs, brèves de comptoir, faits divers, descriptions parfois cocasses ou poétiques questionnements...-, constituent autant d'histoires interrompues qui, autonomes s'entrechoquent sur près de 80 pages. Plusieurs voix sont à l'oeuvre, homme, femme, des choeurs dissonants, ballottés comme des flottilles prises dans le courant d'une baïne. Ces fragments de textes, empruntés au réel ou relevés au cours de lectures, qui semblent familiers, immédiats résultent en fait d'un montage savamment organisé, où il n'est plus question de constats mais de fictions. Un type de poésie exigeant qui à la manière de l'art contemporain propose, si toutefois on se résout à l'abandon des repères classiques, l'expérimentation d'un autre espace-temps, dont on ne peut revenir que dégourdi.

Roseline Giusti-Wiedemann

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 12:02

Qui marche sur la nuit ?

Il a raison

C'est le grand geôlier qui enferme les âmes

Qui marche sur la nuit ?

Il a raison

C'est le pauvre damné qui porte sa pioche

Qui marche sur la nuit ?

Il a raison

C'est la femme-orchidée, la noire, la préférée

Qui marche sur la nuit ?

Il a raison

C'est Oya la guerrière qui ébranle le monde

Qui marche sur la nuit ?

il a raison

C'est l'apparat de l'univers qui déchire sa toile

Qui marche sur la nuit

Elle a raison

La vérité

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 11:57

Rose rétive reste recluse et résignée

Ose cependant ouïr tous les oiseaux ors et oranges

Sache que sous la futaie s'abritent serrés et silencieux des

Elfes ébouriffés et éreintés d'avoir été trop effrontés

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 10:51

Ils bouffent mal les p'tits mots

Ils bavent, ils se tachent, ils font tout dégouliner

Z'ont pas de serviette, les p'tits mots

Se torchent pas la bouche

Ils crachent, ils éructent, ils vomissent parfois

Suffit qu'un grand mot arrive, alors ça leur coupe le sifflet, aux p'tits mots

Z'ont peur du grand mot, les p'tits mots

Alors ils prennent leur cartable et se cachent derrière

ils sortent leur catapulte et le vise, le grand mot

ça dévie, ça rate

Vaut mieux ! car on ne plaisante pas avec le GRAND mot

 

Ousqu'ils habitent, les p'tits mots ?

Derrière les meubles, les commodes, les armoires

Y'en a un de meuble qu'ils préfèrent, les p'tits mots

C'est la télé

C'est chaud, ça scintille

Y'en a un qui z'aiment pas, les p'tits mots

C'est le frigo

Chaud dehors, froid dedans

Et s'ils s'égarent dans le freezer, les p'tits mots

Ils sont pris par les glaces, saisis, faits prisonniers

Alors z'ont repéré un truc, les p'tits mots

Faut qu'ils parlent aux fils électriques

Si fort, si fort, qu'à la fin ils se débranchent, les fils électriques

Et ça fond lentement, lentement

Si lentement ...que parfois, y'en a qui meurent des p'tits mots

 

(Composé à l'occasion d'un des ateliers d'écriture du poète-performeur Charles Pennequin )

 

 

 

 

 

 

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3 juillet 2016 7 03 /07 /juillet /2016 08:38
Logo de la manifestation
Logo de la manifestation

Aqued’ô c’est, pendant tout un mois, un large éventail d’activités sur le thème de l’eau : expositions (40 créateurs), conférences, contes, ateliers de peinture, d’écriture et de créativité, slam, lectures, balades, jeu de piste, danse, film, vidéo, arts de la rue, visites de lieux d’exploitation et de traitement de l’eau. Ces activités sont réparties sur 6 communes de la Haute-Bigorre : Asté, Bagnères de Bigorre (+ Lesponne), Beaudéan, Campan, Gerde et Pouzac. Variées, ces animations s’adressent à un large public.

La manifestation est conçue et organisée par Roseline Giusti, Présidente de l’association Serendipity 06 81 03 57 80 roselinegw@gmail.com roselinegiusti.over-blog.com

DOSSIER de PRESSE

L’association Serendipity et ses activités La manifestation Aqued'ô, l'eau en fête, est conçue et organisée par l'association SERENDIPITY, dont la présidente est Roseline Giusti. Cette association a pour objet l’ingénierie culturelle, c’est-à-dire la mise en oeuvre de projets culturels. Située dans les Pyrénées, elle a eu soin de traiter des sujets qui pouvaient faire écho à l’environnement pyrénéen. Après une exposition sur le thème du mouton « Moutons moutonnants ? », puis autour de la couleur verte « A l’en-vert les artistes », elle a choisi cette année de travailler sur le thème fédérateur de l’eau, sujet hautement d’actualité.

Genèse et but de l’événement La redécouverte à Bagnères d’un aqueduc antique a rappelé les liens privilégiés que Bagnères et les communes alentour entretiennent avec l’eau depuis deux millénaires. D’où le titre de la manifestation. La manifestation Aqued’ô est née de cette idée d’évoquer et de valoriser les ressources locales en la matière. Le propos a donc consisté à réunir plusieurs acteurs isolés sur le territoire et de les fédérer. La mise en réseaux de ces partenaires fait apparaître avec plus de force les potentialités de chacun. Certains partenaires avaient déjà un programme d’activités sur le thème, d’autres ont été heureux de faire preuve d’inventivité pour la circonstance. Au-delà des événements proposés, le propos est encore de porter à la réflexion de chacun le mode de gestion de l’eau.

Durée de l’événement La manifestation Aqued’ô s’étend sur tout un mois, du 15 juillet au 15 août 2016 (certains lieux d’exposition ont adopté une période différente plus courte ou plus longue (cf carte)

Les partenaires L’association Serendipity s’est appuyée sur tous les partenaires qui ont marqué leur enthousiasme pour le projet. Entreprises (EDF, Cassiopée, Veolia), institutions (Mairies, musées, bibliothèques), associations, commerçants et particuliers ont, à des degrés divers, contribués à la réalisation de la manifestation Aqued’ô.

Les lieux d’animations Etablis sur six communes de la Haute-Bigorre : Asté, Bagnères (+Lesponne), Beaudéan, Campan, Gerde, Pouzac. les espaces d’animations se répartissent selon divers lieux : ateliers d’artistes, d’architectes, de stylisme, musées, bibliothèque, bouquinerie, vitrines de commerçants (13), hôtel (Carré Py) espaces thermaux (Grands thermes et Thermes de la Reine de Bagnères) lieux de gestion de l’eau (Centrale hydro-électrique EDF à Beaudéan) et de traitement des eaux (station d’épuration de Bagnères). De nouveaux lieux se sont ouverts à l’art (Carré Py Hôtel). Le propos a consisté à réunir plusieurs acteurs isolés sur le territoire et de les fédérer. La mise en réseaux de ces partenaires fait apparaître avec plus de force les potentialités de chacun. Certains partenaires avaient déjà un programme d’activités sur le thème, d’autres ont été heureux de faire preuve d’inventivité pour la circonstance.

Le dépliant, un outil esthétique et pratique Le dépliant comprend un calendrier des événements, du 15 juillet au 15 août. Et il y a presque un événement par jour. Au verso, se trouve la carte des expositions et des lieux de visites (centrale hydroélectrique EDF et station d’épuration Veolia). Les photos en vignette donnent une idée des œuvres exposées. La carte suggère également un parcours, bien que le circuit puisse se faire selon le bon vouloir de chacun. Le dépliant a été mis en forme par Jean Mosambi (pseudonyme de Loïc Morin), designer graphique, installé dans les Hautes-Pyrénées. Il a réalisé, en autres, des sérigraphies pour diverses manifestations culturelles. L’esthétique du logo, la clarté de la mise en page font du dépliant Aqued’ô un outil fonctionnel (une fois plié, il peut se mettre dans une poche). Il contribue à donner à la manifestation une bonne visibilité et une forme esthétique séduisante.

Où se procurer le dépliant ? Le dépliant est disponible dans les divers lieux d’expositions, chez les commerçants des communes intéressées et à l’office de tourisme de Bagnères et Campan.

Les activités proposées sur le thème de l’eau Vaste, le thème de l’eau se prête à toutes les variations : illustration plastique du thème (photos, peintures, gravures, dessins, sculptures, céramiques) photos anciennes (Fonds Eyssalet), objets archéologiques (Fossiles), objets usuels et création d’objets designés (bouteilles en feutre, vêtement), écrits, poésies, slam, contes, danse, balades, jeu de piste, conférences, film, vidéo, visites de lieux d’utilisation et de traitement des eaux. En plus des illustrations de paysages pyrénéens, il nous a paru important d’accueillir des propositions montrant par exemple d’autres contrées (Asie, Islande) ou d’autres utilisations de l’eau (bains de teinture en Inde).

Les expositions et les créateurs 40 créateurs, le plus âgé a 80 ans, le plus jeune 25 ans, offrent des expressions originales sur le thème de l’eau. Ils sont de Bagnères ou alentour , (Jacques Bouchard, Jacques Brianti, Catherine Brunschwig, Edmond Carrère, Marie-Pierre Campistro, Anne Debricon, Milène Giusti, Florence Fresse, Philippe Guitton, Yves Kohl, Rémi Lesclauze, Waka Lesclauze, Jean-Marc Luce, Mla-Malac, Philippe Michaux, Nöt, Nathalie Ott, Arnaud Pergay, Cyrill Perrot, Raphaël Playa, Loïc Ploteau, Jean-Luc Rose, Patrick Shéridan, Adrien Vertallier, Eric Vuillet)

de Tarbes (Emmanuelle Hirsch, Michel Maliarewski, Ghislaine Medina)

de la proche région (gILLES bANET (64) , Louis Castille (81), Claire Colnot (64), Jehane Hamm (Toulouse), André Irlinger (Rabastens 81), Marina Jolivet (64) Marie-Christine Schimmenti, (Auch) ,

ou venant d’autres régions jean.x.bauer, Annie Coudert, Eloi Ficat (Bordeaux), Bruno Gadenne, (Strasbourg/Paris), ou, enfin, d’un autre pays (Anny Wiedemann, Los Angeles).

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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 09:25

Il faut être toujours livre, tout éclat ; c’est l’unique fiction.
Pour sentir sans faillir vos neurones frémir aux belles écritures et
déguster la vie des héros de papier, il faut vous en-livrer sans reste.
Mets de choix ? Oui, les bio, les polars les romans à votre guise.
Mets en livrées, Ouaouh !
Et si quelquefois, dans les pages d'une BD, sur la jaquette
verte d'un livret, vous vous délectez, le plaisir dix fois multiplié et
savouré, demandez à l’agent, au Basque, à l’échansson, à l'ordi,
au monocle; à tous ceux qui lisent, à tous ce qui relisent, à tous
ceux qui dévorent, à tous ceux qui déclament, à tous ceux qui
énoncent, demandez quel livre ils lisent. Et l’agent, le Basque,
l'échanson, l'ordi, le monocle vous répondront, il est l'heure de
s'en-livrer ; pour être dans l’enclave mythologisée des érudits,
en-livrez-vous, en-livrez-vous sans reste de vers, de philosophie,
de récits, à votre guise!
Roselaire, in Petits poèmes en rose,

Bigorre, Avril 2016

(Pastiche du poème Enivrez-vous sans cesse de Charles Baudelaire)

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 20:57
Stefen Wey dans « L'Intrépide soldat de plomb », d'après le conte d'Andersen./Photo Roseline Giusti.
Stefen Wey dans « L'Intrépide soldat de plomb », d'après le conte d'Andersen./Photo Roseline Giusti.

La Dépêche du Midi

Publié le 12/04/2016 à 03:50

Ceux qui se sont glissés sous le parachute de la Compagnie Stefen Wey, samedi 3 avril, à la Halle aux grains, ont vécu des moments bien magiques. Rarement, un spectacle atteint, à ce point, la perfection d'un bout à l'autre de son déroulement. Et avec quelle finesse, quelle poésie et quel humour ! Un immense «océan blanc» enserre dans ses remous un homme fragile et las (Andersen). La vague-voile se gonfle bientôt pour former un habitacle semi-sphérique, à l'intérieur duquel les spectateurs sont invités à entrer. Au centre, une stèle avec un plateau circulaire pivotant. Et voici le parachute transformé en théâtre d'ombres, à 180°. Sur ce plateau est posé un grand livre dont chaque page, en s'ouvrant, campe un décor féerique pour mettre en scène les péripéties d'un soldat de plomb, unijambiste. C'est que le plomb a manqué pour le façonner jusqu'au bout. Mais quelle vaillance ! Sous l'effet des faisceaux lumineux, une ribambelle de vingt-quatre soldats de papier devient toute une armée en marche, une gracile figurine de danseuse s'anime et virevolte au grand bonheur du petit soldat. Une découpe crénelée (Andersen excellait dans l'art des papiers découpés) campe tout un château. Le feu prend et nous voici saisis par les flammes. Le petit soldat de plomb, en perdition sur son frêle bateau de papier, est avalé par un poisson. Et il nous semble, alors, être aussi dans le ventre de l'animal. La «lanterne magique» circulaire, géante, induit des expériences spatiales fortes dont les enfants se souviendront longtemps. Ritournelle s'échappant d'une boîte à musique ou brèves mesures du répertoire classique culte, la musique vient en complément pour enchanter le tout. Sans oublier la voix envoûtante de Stefen Wey, passant de l'allemand au français, nous faisant goûter la saveur sensible de chacune des langues.

Roseline Giusti

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 09:46
Nanou Saint-Lèbe et Claire Benoit à la librairie Auprès de Pyrène à Bagnères. Ph. : Roseline Giusti
Nanou Saint-Lèbe et Claire Benoit à la librairie Auprès de Pyrène à Bagnères. Ph. : Roseline Giusti

DEPECHE DU MIDI

Publié le 28/03/2016 à 03:49

Dernièrement, Nanou Saint-Lèbe et Claire Benoît dédicaçaient ensemble leurs livres à la librairie Auprès de Pyrène. Ces derniers-nés sont parus aux éditions Gypaète. Un ouvrage pour enfant, «Anouskha», sous la plume de Claire Benoît, et «Randonnées gourmandes», écrit à quatre mains avec Claude Dendaletche pour Nanou Saint-Lèbe. Claire Benoît nous avait captivés, en 2011, avec «Secouristes en montagne» (éditions Atlantica), révélant la générosité et le courage des sauveteurs. Son dernier ouvrage, une superbe légende, est destiné à la jeunesse.

Claire Benoît écrit avec son cœur

Les enfants vont se régaler avec les incroyables péripéties de Juliette pour venir en aide à la petite princesse Anoushka, prisonnière au grand chaos des glaces. Une fine connaissance du mont Perdu, une imagination débordante et une belle écriture se conjuguent ici pour forger un conte délicieux. Férue de montagne, Claire Benoît est aussi musicienne, chanteuse et comédienne. Et c'est avec tout son cœur qu'elle écrit.

Connaisseuse experte du Mont Perdu, dotée d’une imagination débordante et d’une belle écriture, Claire Benoit forge ici un conte délicieux. Férue de montagne, elle est aussi musicienne, chanteuse et comédienne. Et c’est avec tout son cœur qu’elle écrit, ayant fait sienne la formule du grand pyrénéiste Henri Béraldi « L’idéal du pyrénéiste est de savoir à la fois ascensionner, écrire et sentir ».

Auteurs reconnus d’ouvrages spécialisés sur la montagne, Nanou Saint-Lèbe et Claude Dendaletche associent ici massifs montagneux et saveurs. On goûte les belles descriptions de divers sommets pyrénéens (douze au total) et l'on salive à la lecture des recettes spécifiques qui y sont attachées. Au Canigou, d'où l'on voit la Méditerranée, on choisira des escargots à la doba; autour du mont Perdu, où même par temps d'orage existe un abri sous roche sûr pour la nuit, ce sera pan de caridad et tortas sucrées; à la pique d'Estats-Montcalm, situé dans cette «Ariège à la fois rugueuse et attachante», on préférera des truites à la braise…

Les éditions Gypaète nous ont habitués à ces récits sensibles.

Tous les auteurs qu'elles publient ont en commun ce talent de dire leurs marches ou leurs observations avec un ressenti communicatif.

Roseline Giusti

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28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 17:48
Les Temps d'art, 14 ateliers d'artistes ouverts le temps d'un week-end

Publié le 24/03/2016 à 03:50,

Les Temps d'art, 14 ateliers d'artistes ouverts le temps d'un week-end

Nöt et Coralie Barbier, Porteurs du projet Les Temps d’art.

Les 2 et 3 avril prochain, 14 ateliers d'art et lieux d'exposition ouvrent leurs portes au public. Plus de 30 artistes, 19 femmes et 12 hommes, montrent leurs œuvres, toutes techniques confondues, la sculpture étant particulièrement bien représentée. On trouve les créateurs bagnérais mais aussi des artistes extérieurs, chacun des ateliers accueillant un(e) invité(e). L’événement est d’importance. Pour la 1ère fois la quasi-totalité des ateliers unit ses efforts pour créer ce parcours inédit à travers la Ville. Pouvait-on imaginer trouver autant de lieux de création à Bagnères ? Le seul fait de les relier les fait apparaître avec plus de force. L’initiative revient au photographe Not et à Coralie Barbier, porteurs du projet. L’opération est menée de main de maître, avec une communication remarquable. En effet, il s’agit non seulement de pointer sur les ressources artistiques locales mais aussi d’attirer un public nouveau, efficacement informé par un site exemplaire et une large diffusion sur les réseaux sociaux, propulsant l’image de Bagnères au-delà de son enceinte. Cet évènement est non seulement profitable pour le rayonnement des arts mais également pour l’activité économique de la Ville. Il la vivifie et renoue avec des temps pas très anciens où elle était féconde. On se félicite de cette heureuse initiative qui n’est que le coup d’envoi d’un cycle de manifestations, à venir, amenées à se développer. En prime de ce parcours, un « off » alléchant qui fait la part à la musique et aussi aux images. En effet, des photographes et des cinéastes de renom (Nöt, J. de Boysson, E. Carrère…), pour ne citer que quelques-uns, qui ont une attache à Bagnères et les photographes venus en résidence, à la demande de l’association Traverse, ont entrepris de conforter la cité des eaux dans sa nouvelle identité, celle d’une Ville d’images.

Roseline Giusti

Les temps d’art, Parcours des ateliers d’artistes. Samedi 2 et dimanche 3 avril 2016, de 14 h à 18 h 30 www.les-temps-dart.com

Programme :

Vendredi 1er avril

21h30 : Concert avec Mama Tierra (ska, rock, reggae) & Xavier Seldir (chanson) Evénement organisé par le Cartel bigourdan. Lieu : Le vieux moulin, 5, rue Hount blanque

Samedi 2 avril,

15 h30-17h30 : Atelier d’écriture gratuit et ouvert à tous, animé par Eliane del Traver, au Restaurant La Cocker toquée, 1 bis rue Justin Dalléas inscription : 06 07 12 71 20

18h30 : Concert avec la Bande à Bacchus, dégustation de vins & grignote. Evénement organisé par Traverse. Lieu : La Cave, 11, rue Justin Dalléas

20 h30 : slam, scène ouverte de poésie, orchestrée par Eliane del Traver au Restaurant La Cocker toquée, 1 bis rue Justin Dalléas

De 21 h à minuit, vitrine surprise, centre-ville, projection des films des réalisateurs bagnérais/ Extrait du projet « Murs/Murs » par Jean de Boysson & Urban Tap.

Dimanche 3 avril

18h30 : Théâtre et musique avec Marie Gutierrez et Tbone Kelly. Première du spectacle « Celle que vous croyez ». Lieu : La Crêperie de l’horloge, 12, rue Victor Hugo

Partenaires pour les Hébergements :

Campement des cinq yourtes, 65200 Banios www .yourtes-chambres.com

Les Petites Vosges, 17, Bd Carnot, 65200 Bagnères, www.lespetitesvosges.com

Roulotte La Véronie, 65360 Vieille-Adour www.roulottelaveronie.com

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 09:19
QUI A PEUR DE CALAMITY JANE ?

LA DEPECHE Publié le 16/01/2016

QUI A PEUR DE CALAMITY JANE ? Colloques et conférences - Musée Larrey

Avec leur album (t.30) paru en 1967 dans la série des «Lucky Luke», Goscinny et Morris ont contribué à faire connaître le personnage de Calamity Jane, Martha Cannary de son vrai nom. Aventurière du Grand-Ouest américain, cette héroïne de western est un personnage hors du commun. Ses actions ont alimenté un mythe qui, depuis plus d'un siècle, est loin d'être tari. C'est donc la légende de cette femme haute en couleur que Julie Gallego a brillamment retracée. Elle a détaillé l'ensemble des représentations au cinéma, au théâtre et dans les albums, y compris dans les chansons relatant les «frasques» de Calamity. Pour la circonstance, la conférencière a également montré ses talents de chanteuse, interprétant «a cappella» des extraits musicaux, sur les traces d'Anne Sylvestre ou de Camélia Jordana. Reste encore la vingtaine de lettres à sa fille (1), laissées à la postérité par Jane. De la main de l'aventurière ? Rien n'est sûr. Ces écrits sont néanmoins d'un bel intérêt et l'on aurait souhaité qu'une lecture plus conséquente en soit faite. Certes le public s'est un peu étonné de voir une agrégée de grammaire, confirmée, et maître de conférences de latin à l'université de Pau s'atteler à un tel sujet. Si l'étude de Calamity Jane procède d'un intérêt personnel, il faut savoir que l'on enseigne désormais en section de lettres classiques les reconstitutions historiques, ces péplums qui ont fait le régal d'Hollywood, les BD qui vulgarisent en images l'histoire romaine, sans oublier les séries historiques sur la question. Une production contemporaine appréhendant la culture latine de façon ludique que l'Université ne saurait négliger.

(1) Éditions Rivages Payot, 2007. Ces lettres ont fait l'objet d'une émouvante lecture en musique, cet été, dans le cadre d'un spectacle off du festival à voix haute.

Prochaine conférence : 16 janvier, à 15 heures, Jacques Sanchez, « La musique russe ».

Exposition : vernissage le 16 janvier, à 18 heures, Ben et Molly Brotherton, peinture, céramique. Musée : tél. 05.62.91.68.96.

Roseline Giusti

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