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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 12:12
Publié le 18/03/2012 03:45 | Roseline Giusti

Femmes, dansées, racontées et chantées

culture

Le Body bazar, de Toulouse, dans la chorégraphie «Ce sont les feuilles qui font le vent»./ Photo R.G.
Le Body bazar, de Toulouse, dans la chorégraphie «Ce sont les feuilles qui font le vent»./ Photo R.G.
Le Body bazar, de Toulouse, dans la chorégraphie «Ce sont les feuilles qui font le vent»./ Photo R.G.

Représentation à guichets fermés à Asté pour un spectacle organisé par les Maynats pour célébrer, avec un petit décalage, la journée de la Femme.

La première partie accueillait le Body Bazar de Toulouse avec « Ce sont les feuilles qui font le vent », la 2e, la Cie Mysogénial 65, dans « Le Balai bourrelesque ».

Un petit canapé (rouge luisant), une lampe habillée d'un abat-jour (blanc éclatant) et des chaussures à hauts talons (noires). Voilà le décor campé. Une heure de voltiges, de chassés-croisés rapides, de révoltes, de réminiscences, de folles divagations, d'épuisements. Dans ce laps de temps, les objets vont connaître quelques maltraitances suivant les séquences, afin de les déposséder de leur commun usage et de les pousser à servir autrement. Il importe que le canapé se dresse sur le flanc ou virevolte sur le côté, le voici coin-refuge, cheval-d'arçon, promontoire, ou embarcation vers quelques lieux mythiques. La lampe joue la présence/absence. Les chaussures à talon exécutent une drôle de danse, elles aussi. Rêve ou réalité ? Le mixage est troublant. Une musique spécifique, signée Vincent Ferrand, donne une belle assise sonore à ce ballet contemporain dans lequel surgissent maints questionnements existentiels.

Certes, on aurait aimé peut-être chez les danseuses quelques arrêts plus marqués, des mouvements plus empreints de poésie, histoire de rêver nous aussi. Mais c'est le propre de la jeunesse de vouloir trop dire. Alors, mesdames, bravo, car vous n'aviez pas choisi la voie la plus facile, mais puisque vous possédez bien la technique, travaillez encore un peu l'économie de vos gestes, vous y gagnerez.

En 2e partie, la comédie musicale « Le Balai bourrelesque » rompait le silence avec fracas. Des mimiques et des trouvailles langagières très drolatiques propulsaient à nouveau le public dans l'univers féminin. Mais, cette fois, sur un mode burlesque. Ton approprié pour conter la banalité de la vie jusqu'à lui donner, envers et contre tous, piment et magie. Et quand la voix chantée était de la partie, c'était assez délicieux.

On salue les Maynats d'avoir pris cette belle initiative.

 

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