Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 12:55

Le rire, Cahiers de Malagar, XVII, aut. 08, communications de : JC. Guillebaud, AM. Cocula, J. Touzot, J. Rigaud, O. Mongin, J. Lalouette, C. Villers, ed. Confluences, 2008, ill. n & bl.

 

Rire est folie salutaire. Pour égratigner les dogmes, ébranler les puissances temporelles et religieuses. Les limites ? Ne pas humilier ni meurtrir. Les cours d’autrefois conféraient aux bouffons une charge officielle. La fin du 19ème et le début du 20ème se sont gaussés du christianisme. Mauriac lui-même, pouvait être hilare dans l’intimité, ironique en politique, même si, tout empreint qu’il était de Bossuet, de Baudelaire et de Barrès, il jetait, dans ses romans, le discrédit sur le rire. Les chefs d’Etat des décennies précédentes nous avaient habitués à l’humour et à la gouaille, gourmande de mots. Aujourd’hui, au motif d’une communication utilitaire, on assiste à une parole gouvernementale formatée par la télévision. Quant au rire contemporain, préférant le langage aux ressorts corporels du comique, il joue  toujours du sexe et plus encore du thème de l’identité. Dans un pays qui autorise le pamphlet, noterions-nous une déficience du rire à l’endroit des vraies puissances du moment, l’argent publicitaire par exemple ? On rit toujours mais moins bien.

Remarquables contributions au thème.

R. Giusti-W.

Partager cet article

Repost 0

commentaires