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16 juin 2012 6 16 /06 /juin /2012 06:12
Samedi 16 Jun - 07:09 - Saint Jean-François
Publié le 16/06/2012 03:48 | Roseline Giusti

L'auberge de Beyrède à l'heure indienne

dîner-concert

Les frères Mosim et Yunus Kawa ./Photo Mathias Pirollo.
Les frères Mosim et Yunus Kawa ./Photo Mathias Pirollo.
Les frères Mosim et Yunus Kawa ./Photo Mathias Pirollo.

On s'est pressé, samedi soir dernier à l'auberge de Beyrède pour dîner « indien » et fêter la nuit pyrénéenne au son du sarangi et aux rythmes du tablâ. La salle était bondée, l'humeur joyeuse, le repas (indien) excellent et l'écoute attentive.

Originaires de Jaïpur au Rajasthan, les frères Kawa, issus d'une lignée de musiciens, ont démontré avec brio les subtilités de leur musique. Les sonorités proches de la voix humaine tirées du sarangi (sorte de vièle à cordes, frottées par un archer) joué par Yunus et les rythmes endiablés de Mosim au tablâ (un des meilleurs joueurs du moment) ont enflammé la salle.

Aux ragas de la nuit, calqués, selon la tradition sur un sentiment, une saison, un moment du jour, a succédé un chant puisé au répertoire du célèbre chanteur virtuose Qawwal (soufi pakistanais) aujourd'hui disparu, Nusrat Fateh Ali khan.

Utilisant les formules rythmiques (syllabes, si caractéristiques, indiquant les doigtés et l'emplacement des mains sur le tabla) Mosim Kawa a fait une démonstration époustouflante de la richesse de son instrument à percussions.

Les frères Kawa se sont produits en France dans divers lieux : festival Jazz Nomade, festival Passeport pour l'Inde, musée Guimet, Centre Mandapa, Bouffes du Nord, Down Town, China club, le Volcan scène nationale du Havre, etc.

Mosim possède une telle maîtrise de son instrument qu'il n'hésite pas à explorer d'autres domaines musicaux comme le jazz, l'électro ou le rock. Il s'est produit aux côtés de David Murray, Bernard Lubat, Cheick Tidiane Seck, Jason Lindner, Franck Vaillant, Tamango et la compagnie Urban Tap. Ce soir-là, pour faire chanter la salle, c'est une version d'« Alouette, gentille alouette », dans le plus pur respect de la métrique indienne, à laquelle il s'est brillamment livré. Jusqu'à inciter Pâquerette Charlas, perlière à Mauvezin, à le solliciter pour l'accompagner dans son interprétation en solo d'un air du Rajasthan.

La veille avait lieu à Campan un spectacle original dont l'association Traverse a le secret. Dix récits en images (belles) de la vie d'habitants des Côtes d'Armor témoignaient de questionnements sur le territoire, l'appartenance et la transmission.

Poésie sonore, rythmes musicaux divers et prestation remarquée d'un gymnaste, accompagnant les images, signaient encore cette création.

Qui a dit qu'il ne se passait rien à Bagnères et alentour ?

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