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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:06
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 06/05/2010 09:53 | Roseline Giusti.

Bagnères-de-Bigorre. Patrick Marquis l'homme de fer

portrait

Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.
Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.
Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.

Pour les Bagnérais, la quincaillerie Doux a toujours été une institution. Son fonds fait partie du patrimoine de la ville. Le magasin est aujourd'hui tenu par Patrick Marquis, venu tout droit de Montréal.

Inutile d'aller bien loin pour se dépayser. Il est un voyage que l'on peut faire à bon compte : s'aventurer dans les 400 m2 de la quincaillerie Doux. Que de richesses au fil des rayons ! Pour peu qu'un client curieux entre au même moment que vous, vous voilà livré aux plus extraordinaires découvertes. « Oh, ce gaufrier, je n'en ai pas vu comme ça depuis longtemps ! Et ça, là-haut sur l'étagère, qu'est-ce que c'est ? ». Il s'agit d'un grille-pomme, un modèle ancien rare, avec un bras articulé inouï. À l'entrée, un manche de faux, façonné par un artisan de Trébons, voisine avec un crochet de berger en aluminium dernier cri. Patrick Marquis vient d'un autre continent et d'une autre activité.

S'il a perdu un peu de son joli accent québécois, il a gardé de son précédent job (technicien-ingénieur en commande-contrôle) le goût de la précision. Demandez-lui s'il possède un tournebroche de tel ou tel calibre. Il consultera illico les catalogues spécialisés pour vous offrir le meilleur choix. « On espère trouver ici tout ce qui vous a été refusé ailleurs », dit Patrick, triste lorsqu'il n'a pu satisfaire une demande. Fin cuisinier, notre quincaillier s'y connaît aussi en coutellerie. Son modèle de couteau japonais « Usuba », pour hacher menu les légumes, est une merveille. Une dame s'arrête devant un rasoir à légumes - « l'objet de ma vie », s'exclame-t-elle ! « A un ou deux tranchants ? ». Au rayon des sonnailles, on admire de lourdes cloches ornées, fondues dans les Vosges, qui servent les jours de fêtes bovines. La centaine de tiroirs qui tapissent le corridor de la visserie vous laisse pantois et on rêve d'emprunter la desserte coulissante sur rail pour fouiner dans chacun d'eux. En vitrine, se côtoient pêle-mêle un pochoir pour faire des saucisses, des cafetières italiennes, un pressoir à tomates manuel, pour les réfractaires à la mécanisation et les gourmets de coulis onctueux. Ici, la ficelle se vend au mètre, les clous à la pièce, c'est parfois bien pratique.

Quincaillerie Doux, 14 av. Général-de-Gaulle, tél. 05.62.95.21.05.

 

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