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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 23:00
Samedi 08 Jan - 13:39 - Saint Lucien

 

Publié le 26/09/2010 03:50 | Roseline Giusti.

Secrets d'Orient sur Daguerréotypes

conférence

Michel Wiedemann montrant au public diverses images photographiques./Photo R. G.
Michel Wiedemann montrant au public diverses images photographiques./Photo R. G.
Michel Wiedemann montrant au public diverses images photographiques./Photo R. G.

Dans le cadre des journées du Patrimoine, Michel Wiedemann, maître de conférences à l'université de Bordeaux3, a donné une conférence sur la photographie au Moyen-Orient, au XIXe siècle. Le public a été séduit par l'intérêt et la clarté du propos.

Le XIXe siècle a vu naître la photographie (1839) et connu son développement. Quels usages particuliers en a fait le Moyen-Orient ? Les premiers photographes à faire le voyage d'Orient sont des artistes, des savants, des gens fortunés. Les opérations photographiques d'alors requièrent, en effet, des opticiens qualifiés, des mécaniciens et des chimistes. Et il est d'ailleurs plus facile de rapporter ses souvenirs peints à l'aquarelle ou dessinés.

Trois générations d'appareils photographiques sont à leur disposition : le Daguerréotype, délivrant une pièce unique à l'image inversée et miroitante ; le Calotype, donnant une image négative sur papier, et autorisant des tirages positifs illimités sur papier ; le Collodion humide sur verre, plus complexe à manipuler.

Citons quelques pionniers : le poète Gérard de Nerval (en Égypte), Horace Vernet (en Grèce, puis à Alexandrie où il s'établira comme peintre officiel de Mehemet Ali). Gustave Flaubert qui écrit en 1847 : « Pour te donner une idée de la façon dont nous allons voyager, on nous donne des soldats afin d'écarter la foule lorsque nous sommes à photographier… » Auguste Salzmann pour qui la photographie sert de documents à l'archéologie…

À la suite des séjours des voyageurs occidentaux, la photographie s'implante au Moyen-Orient. Des opérateurs professionnels s'installent dans le pays et ouvrent des ateliers. Bientôt, des autochtones se mettent à la pratiquer. Ils sont d'abord issus de groupes minoritaires, puis de musulmans. En 1910, le premier fut Rahmizade Bahaeddin. On est loin de la réaction du pacha d'Égypte, la première fois où il vit une image sortie d'un Daguerréotype : « C'est l'œuvre du diable ! »

Si aujourd'hui l'exotisme s'est émoussé, les photographies du Moyen-Orient, entrées dans l'histoire, valent par leur rôle de trait d'union qu'elles ont joué entre l'Orient et l'Occident.

 

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