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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 13:37

 

Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 18/03/2010 12:07 | Roseline Giusti.

Bagnères-de-Bigorre. Rencontre avec un rocher remarquable

Société Ramond. Le plasticien Bernard Cazaux.

Bagnères-de-Bigorre. Rencontre avec un rocher remarquable
Bagnères-de-Bigorre. Rencontre avec un rocher remarquable
Bagnères-de-Bigorre. Rencontre avec un rocher remarquable

Invité par la société Ramond, le plasticien Bernard Cazaux, professeur à l'école des beaux-arts de Bordeaux, a présenté, samedi dernier, devant un auditoire attentif et amusé ses travaux sur les rochers. En introduction, Hélène Sorbé, professeur à l'université de Bordeaux 3, a situé ce travail original dans le courant d'autres démarches contemporaines où les artistes ont pris la roche comme objet d'étude

Il y a quelque part, dans la vallée d'Aygues-Cluses, à mi-vallon d'Escoubous, un immense bloc de granit de 3 x 4 m environ, dégringolé de la paroi proche. Sa dimension et ses fractures en font un objet curieux. À l'extrême fin du XVIIIe siècle, Ramond de Carbonnières, qui accompagnait le cardinal de Rohan à Barèges pour prendre les eaux, découvre ce rocher et ne reste pas insensible à sa physionomie. Ramond en laissera un très beau dessin, gravé dans son ouvrage paru en 1801, « Voyages au mont Perdu ». Deux cents ans plus tard, un promeneur-artiste, Bernard Cazaux, retrouve l'emplacement de ce rocher. Cette rencontre va être le début d'une série de travaux artistiques : photos, dessins, moulage et, dernièrement, une réplique du rocher sous forme de résille métallique de fers coudés et soudés, sorte de sculpture en creux, posée à côté de l'original, qui étonne l'excursionniste arpentant cet endroit. B. Cazaux s'est toujours intéressé aux sites minéraux. Il avait 10 ans le jour où son père avait préféré lui montrer, plutôt que le Tour de France qui passait à Barèges, le Pas de l'ours. Au sol, il voit bien les légendaires empreintes de la bête et du berger, Ces marques, apparemment disparues aujourd'hui, l'ont entraîné pendant des années dans un rêve de pierre qu'il n'a cessé de nourrir. Même Tintin et le sceptre d'Ottokar, avec ses superbes planches de parois rocheuses, l'ont inspiré. C'est cette complicité avec la figure du rocher que le conférencier a expliquée. Les souvenirs de B. Cazaux sont consignés dans un récent ouvrage, « Un Souvenir d'enfance », aux éditions du Pin à crochet, dirigées par Mme Sorbé. Bernard Cazaux projette de retrouver les deux autres rochers dessinés par Carbonnières et d'en faire également le relevé à l'échelle. Une performance, quand on sait qu'ils sont gros de 5 m x 5 m et se trouvent à plus de 2.300 m d'altitude.

 
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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 10:33

 

Publié le 02/01/2011 03:49 | Roseline Giusti.

« Veillée 2.0 » : flippez, nous ferons le reste !

création

Denis Marc et Edmond Carrère au café d'Asté, devant l'image scintillante d'un flipper./ Photo R. Giusti.
Denis Marc et Edmond Carrère au café d'Asté, devant l'image scintillante d'un flipper./ Photo R. Giusti.
Denis Marc et Edmond Carrère au café d'Asté, devant l'image scintillante d'un flipper./ Photo R. Giusti.

Samedi et dimanche, l'association Traverses présentait « Veillée 2.0 », une création d'Edmond Carrère (vidéo) et de Denis Marc (théâtre). Beau succès, avec plus de 80 personnes ! Faut dire que Traverses a le chic pour trouver des lieux chaleureux comme cette fois le café-épicerie d'Asté.

ça commence par un « chat » sur ordinateur entre deux personnes assises à 2 m l'une de l'autre, dans ce café de village. Les messages échangés sont projetés sur écran.

Puis, l'écran scintille, découvrant le caisson lumineux d'un flipper et ses méandres hypnotiques. Surgissent alors les têtes de divers joueurs qui se succèdent aux manettes. La caméra ignore alors le flipper et filme, en cadrage serré, les mimiques de ces visages, pour ne pas dire des « gueules », tant ils sont typés. Ce sont les habitués d'un bar parisien, près de la gare de l'Est, qui reste ouvert toute la nuit.

En voix off, le commentaire du tenancier du café, présentant clients et nouvelles du moment. Un autre café parisien Mon Village prend le relais avec l'interview du patron, fier du cosmopolitisme ambiant qui est de mise chez lui. Les images sont entrecoupées de brèves saynètes comme celle en costume d'ours, ou du mort que l'on veille et de courts fragments littéraires, en écho aux images projetées ou aux commentaires entendus.

À l'heure de la TV et des écrans plats, peut-on transmettre et recevoir autrement les rumeurs du monde ? S'appuyant sur les pratiques sociales orales des cafés populaires, aujourd'hui un peu en marge, les 2 créateurs proposent de diffuser autrement les nouvelles du monde, tels les « colporteurs » d'autrefois, allant de bourgades en villages. Sous forme de théâtre-documentaire, E. Carrère et D. Marc revisitent avec perspicacité, originalité et humour la veillée traditionnelle, ouvrant de nouvelles pistes créatives.

Cette création a obtenu le soutien du conseil régional, du conseil général, de la communauté de communes de la Haute-Bigorre, des villes de Bagnères et de Gerde et d'Obatala, sans oublier François qui a mis à disposition son café. L'association Traverses tient à les remercier.

 

Roseline Giusti.

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 14:04

Le verre qui avait 2 têtes, le verre qui avait 2 pieds

Rap sur un verre d’Achille Castiglioni

 

Je suis un verre double, réversible, réversible

Cible à eau, bible à vin

Conique je suis

Doublement, double – ment

On me croit à l’eau oh ! Je suis au vin

Mes coupes tête-bêche se livrent bataille,

Cul par dessus tête

 

Il fait soif

 

Coupes désassorties et pourtant accouplées,

Je suis issu d’un mariage contre nature

Si le vin a soif, je dois prêter la jambe,

Si l’eau fait sa cure, je dois tarir l’alcool

Pas question de faire cul-sec  sur le zinc

La jambe goutteuse frêne l’allure

L’embonpoint aqueux alourdit l’élan

Comment faire régime, comme faire abstinence,

Quand Bacchus lui-même incite à l’ivresse

 

Il fait soif

 

Exclusif, je suis

Soit au vin, soit à l’eau

Mes coupes sont jalouses

à peine le vin versé, l’eau clame son dû

à peine régénérée, l’eau doit céder la place.

 

Il fait soif

 

 

 

Je suis un verre blanc, déhanché,

Désaxé

Un léger déséquilibre me rend dynamique, dynam-hic,

hic-hop, je tourne et me retourne,

Sablier à vin, outre pleine d’eau, sablier à eau, entonnoir à vin

Je suis un verre double,

Contorsionniste honnis

Où la jambe du vin soutient le corps de l’eau,

Où la panse de l’eau oppresse le vin gracile

 

Je suis un verre grand, monument, monument

Vase à boire, hanap de Table-ronde,

vin preux, baptisé…  à l’eau.

 

Il fait soif

 

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 11:24

BAIN DE SIEGES

 

Chimering. La chaise de TIZAC de CURTON.

 

L’image de la chaise de Tizac de Curton me poursuit. Je n’ai pu retenir ce dessin (était-ce bien un dessin ?) –que j’avais trouvé étrange dans cette exposition, d’une nature autre, ignorant le reste des œuvres.

Vendu, me dit-on. Occupant d’autres cimaises, ornant d’autres salons.

Envolé le dessin.

 

 

Le cycle sur le design se termine.

Voilà un an que je parle de sièges ;  j’en ai passé au crible un grand nombre : des fonctionnels, des moëlleux, des noirs, chics et épurés, des pastels couleur guimauve, des filiformes, des pivotants, des transformables, des sièges-manifestes, des chaises barbares et supplicielles, le fauteuil évanescent de Shiro Kuramata, l’érotique « Donna » de Gaetano Pesce…

 

Au fond, tout a commencé avec la chaise de Tizac de Curton.

 

De sièges en sièges, j’agite mes chimères.

Passer une vie à s’asseoir !

Délice de l’expérimentation : formes, textures, couleurs, sons.

Faire l’expérience du doux, de l’énergique, du crissant.

Eprouver la souplesse des accoudoirs rotatives du fauteuil de Le Corbusier, le frôlement des plumes de la coiffeuse de Hans Hollein depuis le tabouret qui lui fait face, le chatouillement des cheveux, collés en crinière sur les pieds de la chaise de Dalmon, le bercement anglais du transat d’Eileen Gray ou le balancement de la chaise-araignée du jeune designer bordelais René Pavageau.

 

Ou encore perchée au sommet d’une de ces armoires-trônes de Pucci di Rossi, exercer un pouvoir courroucé avec d’autant plus de jubilation qu’on sait qu’il est dérisoire et fantoche.

 

Exorciser les sièges exubérants et provocateurs de Memphis, aux couleurs bruissantes, qui mirent en révolte toute une assemblée de notables bordelais, un jour où, dans un salon XVIIIème décrépi, j’avais imaginé pour eux –non sans innocence- une petite promenade colorée parmi les objets du quotidien.

 

Battant la chimère, je ressasse des souvenirs.

 

Je me rappelle cette sexagénaire qui m’accueillant chez elle, au fin fond des Etats-Unis, -à San Diego, je crois-, me donnant pour m’asseoir l’alternative entre un sotf sofa et une straight chair. Je compris alors que mon choix fournirait à cette Wasp, attachée à l’étiquette, un jugement de valeur sur ma personne, selon que j’opterais pour un certain laisser-aller ou pour la réserve qui convenait. (Je choisis en définitive une attitude raide sur le canapé moëlleux).

 

Mes chimères de chaises sont aussi une somme de déconvenues.

 

Regret de n’avoir pas auprès de moi ce siège emmailloté, entrevu, par surprise dans le bureau de Lily à l’université et dont il me reste une image imprécise, me renvoyant tour à tour au nouveau-né de Georges de La Tour, aux En-lacets de Max Cartier, -chaises brisées, bandées de tissus voluptueux et enlacées de fils-, ou à ce livre de mon enfance –un alphabet illustré- dans lequel je ne sais quelle lettre s’enroulait ainsi dans des langes.

 

Tania, la belle envolée, qui jamais ne vint me voir pour parler de sa chaise matricielle.

 

 

Ce soir, Orlan est à Bordeaux.

 

Je la revois, procédant religieusement sur les marches du grand escalier du Musée Chéret à Nice, avant de se figer, sur une stèle, où elle avait choisi de montrer l’extase de Ste Thérèse d’Avila, hiératique, un sein dénudé.

 

Je l’évoque encore, à Lyon, lorsqu’elle présentait sa machine à donner des baisers. En ces temps, je ne songeais pas encore au type de chaise qui lui eût convenu pour que jamais baiser ne fût plus ergonomiquement donné.

 

L’artiste, ce soir, tente de dénouer un débat qui ne veut point éclore ; dédaignant les sièges universitaires de série, tous identiques et donc sans ressource, Orlan prend le pouvoir, s’asseyant sur la table.

 

 

Au terme de ce cycle, l’image de la chaise de Tizac de Curton me revient. Vision imparfaite, imprécise et pour cela aimée.

 

Certains sièges sont si beaux que je leur préfère, en effet, l’effigie ; copie mentale, modelable à l’envi, qui a l’avantage d’être et de n’être pas.

« La vérification fait mourir les images. Toujours imaginer sera plus grand que vivre », dit Bachelard.

 

Au fond, tout a commencé avec le siège de Tizac de Curton.

 

Roseline Giusti.

Suzon, Talence, 29 avril 1997.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 09:47
Asté et sa région
Publié le 24/06/2010 09:56 | Roseline Giusti.

Asté. Le « jardin des Pyrénées » du botaniste de Louis XIV

Pitton de Tournefort.
Pitton de Tournefort.
Pitton de Tournefort.

Dans le cadre des journées du Patrimoine de pays, deux conférences se sont succédé, dimanche, à la mairie d'Asté. André Darracq a tout d'abord retracé la vie du botaniste du grand siècle, Pitton de Tournefort, venu herboriser dans la région, et Jean-Sébastien Gion a ensuite montré la flore pyrénéenne du secteur d'Asté et de la vallée de Campan et du pic du Midi.

Joseph Pitton de Tournefort n'a passé que quelques semaines à Asté, de septembre à octobre 1685, et pourtant, il est resté une figure marquante du lieu. La maison de Jacques Hourtigué, où il est descendu, porte une plaque commémorative.

Tournefort connaît déjà les Pyrénées. Un premier séjour en 1680 l'a amené en Roussillon où il s'établit, entre autres, sur le Canigou et le Mont-Louis. C'est à l'incitation du premier médecin de Louis XIV, Guy Crescent de Fagon, qu'il entreprend ce second voyage. Le médecin avait arpenté le Lhéris et le pic du Midi et découvert des espèces inédites qu'il communique à Pitton. Dix ans plus tard, Pitton explore à son tour ce qu'il appelle « le jardin des Pyrénées » : le Lhéris, la vallée de Campan, le Tourmalet, le pic du Midi, Aygue-Cluse, Gavarnie… En 1688, en direction de l'Espagne et du Portugal, il séjournera à Bayonne et étudiera la flore basque jusqu'à Roncevaux. Dernière excursion qui clôt ses recherches sur la flore pyrénéenne. En 1700, un voyage en Asie mineure lui fera constituer un herbier de 8.000 plantes.

Formé à la pensée rationnelle et à l'observation exacte à l'université de Montpellier, Joseph Pitton de Tournefort, qui officiera par la suite au jardin des Plantes à Paris, laisse un héritage considérable. Son apport en matière de botanique a permis d'identifier d'innombrables espèces, dont certaines sont spécifiques à notre région.

À l'aide de très belles photos et avec passion, Jean-Sébastien Gion a montré cette flore exceptionnelle et notamment les très grandes variétés d'orchidées.

 
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 00:00

Epithalame  F. D./ C. W.

 

Sous les arbousiers, nue et nu vont

Roi et reine lisser leurs désirs

Baisers loués !

L’oie niaise à flanc de colline lance à

L’oisillon son rire

L’abeille rance freine sur une éclisse

Blessure ?

Dans le sillon un obus délaissé reste cois

Foi ou deuil dans Sion cérusée ?

L’année est bonne, bolide à la clef

Boire l’anis dans le bois-suaire

Lien de la foi.

                                     Hongrie été  1989

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 09:53
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 22/04/2010 11:14 | Roseline Giusti.

Bagnères-de-Bigorre. Éternelle deudeuche limousine du peuple

Passion

Impossible de passer inaperçu avec la «deudeuche» de Jean Meyer, prénommée «La Treille» choisie pour cette sortie à Bagnères./Photo R.G.
Impossible de passer inaperçu avec la «deudeuche» de Jean Meyer, prénommée «La Treille» choisie pour cette sortie à Bagnères./Photo R.G.
Impossible de passer inaperçu avec la «deudeuche» de Jean Meyer, prénommée «La Treille» choisie pour cette sortie à Bagnères./Photo R.G.

Saviez-vous qu'il pouvait y avoir un Don Juan des 2 CV ? Ce collectionneur pas comme les autres nous a rendu visite, le week-end dernier, avec l'élue du jour.

Elle s'est faufilée le week-end dernier dans les rues de Bagnères, précautionneusement. Elle a paradé sur les Coustous, s'est dorée au soleil devant les Thermes puis, sur le soir, s'est même risquée sur les chemins des Baronnies pour festoyer à l'auberge.

Un aquarium derrière la fenêtre

Elle ? Une étrange 2 CV qui a pour nom « La Treille ». Sauf qu'elle avait laissé, en lieu sûr, sa vigne habituellement perchée sur le toit. Encore trop frais pour la saison. On s'est amusé de son arrière-train, « coupé », et on a souri à ses pare-chocs avant, chaussés de godillots efflanqués. On s'est étonné de sa fenêtre, doublée d'un aquarium plat où nageaient de vrais poissons rouges. Et on a lu avec malice les inscriptions sur son carrossage. C'était l'élue du jour que son propriétaire avait sortie de son harem. Don Juan de 2 CV, Jean Meyer, par ailleurs médecin à Bordeaux, collectionne depuis longtemps ces limousines du peuple, jalousement parquées dans un vaste garage.

Une Ferrarire aussi

Toutes ont une identité bien marquée. Il y a « La Ferrarire », d'un rouge éclatant, grand luxe, entièrement décapotable. Il y a « La Capucine », champêtre avec son siège en osier ; « La Pomme », haut perchée qui sert pour la cueillette et que l'on conduit depuis l'impériale, « La Girafe », et bien d'autres…, comme celle, peinte en jaune canari, qui arbore l'enseigne d'un glacier ambulant. Chacune a un couchage pour pouvoir y dormir, laver sa vaisselle ou y faire un brin de lessive. Le confort est privilégié car ces grandes voyageuses voient du pays. De Prague à Pékin, du désert marocain à la Slovénie… elles en ont avalé des kilomètres ! Belles de jour, elles se font parfois désirer jusqu'à avoir été conviées à caracoler sur les anneaux de vitesse de Citroën, lors des 70 ans du circuit. « À près de 60 à l'heure, on tombait presque », se souviennent émus, Jean Meyer et Michel Excoffier, son coéquipier. Retrouvez-les dans les rencontres nationales et internationales qui rassemblent les possesseurs de 2 CV. Ils y figurent en bonne place.

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 10:02
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 07/04/2010 12:20 | Roseline Giusti.

École Carnot de Bagnères-de-Bigorre: la mer toujours recommencée

Spectacle

Vendredi dernier, à la Halle aux grains, les écoliers de Carnot présentaient leur spectacle « Rêveries marines »./Photo DDM, R. G.
Vendredi dernier, à la Halle aux grains, les écoliers de Carnot présentaient leur spectacle « Rêveries marines »./Photo DDM, R. G.
Vendredi dernier, à la Halle aux grains, les écoliers de Carnot présentaient leur spectacle « Rêveries marines »./Photo DDM, R. G.
 

Investie par les écoliers, la Halle aux grains a pris le large pendant plus de deux heures et le vaisseau a connu bien des aventures. Chaque classe était tour à tour aux commandes pour montrer aux parents qu'en matière de mer, leurs enfants avaient, outre le pied marin, de l'imagination à revendre, des références littéraires et musicales et une bonne dose d'humour.

Bercée par la brise ou courroucée par les embruns, vue depuis le littoral ou du fond des abysses, peuplée de jeunes poissons aux costumes inventifs ou de sirènes, la mer se livrait dans tous ses états.

L'exercice était exigeant. On assistait « en direct » à l'élaboration des séquences. De façon ludique et créative, les élèves étaient amenés à aborder quelques grands textes de notre patrimoine littéraire, à apprendre l'histoire, fut-elle revisitée avec drôlerie, et à réfléchir à des problèmes d'actualité.

Le ballet des méduses était un régal et les évolutions des espèces marines phosphorescentes du meilleur effet avec une économie de moyens remarquable. Le dernier tableau proposait une réécriture de l'histoire d'Ulysse où Pénélope se révélait étonnante de modernité.

147 enfants et autant d'acteurs sympathiques, des récitants aux voix chantantes, des danseurs merveilleux et des artistes de talents (les dessins de méduse étaient savoureux).

Une réussite pour les professeurs, qui ont su mener ce spectacle avec tout ce que cela suppose de préparation et de réglages pendant de longues semaines.

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 00:42
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 15/12/2010 11:39 | Roseline Giusti.

Bagnères. A Rebours mais bien moderne

danse

La chorégraphie mettait en scène le croisement des danseurs./ Photo RG
La chorégraphie mettait en scène le croisement des danseurs./ Photo RG
La chorégraphie mettait en scène le croisement des danseurs./ Photo RG

La Compagnie de danse Compagnie & Co se produisait à la Halle aux grains, à l'issue d'une résidence. Cette manifestation intervenait dans le cadre des Concerts et spectacles d'automne, en partenariat avec le conseil général des Hautes-Pyrénées.

Au programme : « À Rebours », pour 6 danseurs, dont 2 Bagnèrais). L'œuvre est de Camille Ollagnier, jeune chorégraphe, diplômé du Conservatoire de Paris. D'emblée, effet de surprise. Les danseurs sont déjà sur scène, à peine visibles dans la pénombre, alors que le public prend place. Dès les premières figures, on comprend qu'on a à faire à une œuvre bien conçue, exécutée avec maîtrise. Les corps souples décrivent dans l'espace des figures très graphiques (le chorégraphe pratique également la photo et la vidéo). Ils semblent parcourus par une onde qui les saisit dans un mouvement d'ensemble parfaitement réglé. Puis l'onde fait volte-face, dérive de 30° ou 45° ou revient à son point de départ. Tout paraît se construire et se déconstruire successivement. Ces trajectoires sont pour les danseurs objets de questionnements : la répétition du geste, sa finalité… Ce qui frappe, c'est l'excellent travail technique sur la forme et la constance du « réglage » chorégraphique. Les musiques vont de Fatboy Slim, de Velvet Underground ou de Radiohead jusqu'à Michaël Galasso, compositeur, qui se réclamait de John Cage, en passant par les sons enregistrés d'un métronome, jusqu'à J. S. Bach. Toutes servent au mieux les effets répétitifs recherchés. On sent chez C. Ollagnier une personnalité affirmée et une belle capacité à se faire comprendre des danseurs. Pas étonnant s'il est, par ailleurs, l'assistant d'Andy de Groat.

 

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 00:00
Publié le 26/06/2010 10:40 | Roseline Giusti.
Le 03/07/2010

Bagnères-de-Bigorre. Le Grand Bal : laissez-vous danser !

spectacle

Les musiciens du
Les musiciens du
Les musiciens du "Bal des Tous dehors" vont faire danser les amateurs dès 20h30, le 3 juillet.

Une conférence de presse s'est tenu mercredi dernier, en mairie, pour présenter les festivités d'été dans les Hautes-Pyrénées. Huit lieux de la région accueillent le nouveau festival Visa pour la nuit, organisé en partenariat avec Le Parvis de Tarbes. Le principe : à chaque ville sa thématique et son grand classique du cinéma.

Bagnères a le privilège d'inaugurer la saison avec le Grand Bal, le 3 juillet, au jardin des Vignaux, suivi du film « Tous en scène ». Si vous aimez danser, vous serez vraiment comblés. Car c'est une très belle fête qui s'annonce ce 3 juillet. Dès 20 h 30, le bal des Tous Dehors va battre son plein. Sur un grand parquet, spécialement aménagé pour la circonstance, vous pourrez mener la danse ou évoluer à votre guise, quel que soit votre âge ou vos goûts en la matière. L'orchestre Tous Dehors vous a concocté un cocktail de musiques explosif. De « Let's dance », de Bowie, en passant par « Mexico », de Luis Mariano, vous pourrez aussi compter sur les tubes de Village People, d'Earth Wind and Fire, de Claude François et bien sûr de Johnny. Un vrai bal populaire qui mêlera « tous les saucissons de la chanson française et de la variété internationale », comme aime à le dire Laurent Dehors, le fondateur de cet orchestre atypique. Ses polyinstrumentistes vous réservent de plus quelques (bonnes) surprises. Les plus audacieux d'entre vous ne manqueront pas de relever le défi d'un concours : danser sur un menuet « indansable », exercice récompensé par un lot dansant. Alors, que claquent les hauts talons et glissent les ballerines, que virevoltent les robes et les jupes et que se déhanchent les jeans !

À 22 heures, le film en technicolor de Vincente Minnelli, « Tous en scène », de 1953, sera projeté sur un écran géant. 1 h 55 de bonheur à retrouver Cyd Charisse et Fred Astaire, inimitables virtuoses dans cette comédie musicale, véritable joyau du cinéma, avec sa somptueuse mise en scène et son brillant scénario. Prévoyez tout de même une petite laine !

Jardin des Vignaux, centre-ville, face à la mairie. Gratuit. Renseignements: 05.62.90.08.55/www.parvis.net

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