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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:49

» Grand Sud » Hautes-Pyrénées

Publié le 10/04/2011 03:49 | R. G.

Le peintre Jean Lafforgue expose ses œuvres

Le muletier, le passage du col (acrylique)./Photo NR.
Le muletier, le passage du col (acrylique)./Photo NR.
Le muletier, le passage du col (acrylique)./Photo NR.

Le plasticien bagnérais Jean Lafforgue est un des rares artistes de la région à figurer dans l'exposition « De paysages en paysages, Pyrénées ». Dans le cadre du projet européen Réseau Pyrénées, les villes de Graus, dans le Haut-Aragonais, et de Lourdes se sont en effet regroupées pour présenter tour à tour cette exposition d'importance réunissant des artistes de renom, du XIXe siècle à nos jours. On y trouve, par exemple, Gustave Doré et F. Schrader et, pour les contemporains, Richard Long et Pere Jaume. Jean Lafforgue y présente deux toiles récentes : « Le Passage du col (les muletiers) » et « Hivernal ».

À voir absolument, jusqu'au 21 avril, à Graus et, du 1er mai au 26 juin, au château fort, Musée pyrénéen de Lourdes.

 
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 23:00
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 08/04/2011 11:10 | R. Giusti

Bagnères-de-Bigorre. Tout au long du marché…

Bagnères-de-Bigorre. Tout au long du marché…
Bagnères-de-Bigorre. Tout au long du marché…
Bagnères-de-Bigorre. Tout au long du marché…

De ses nombreux et lointains voyages, Cynthia Lépée a gardé la nostalgie des saveurs exotiques. Et aussi celui du nomadisme. Aussi propose-t-elle, sur le marché du samedi, un assortiment de beignets indiens aux légumes, de falafels et de samossas délicieux. Confectionnés artisanalement devant vous, au fur et à mesure, et avec des produits de saison, c'est la fraîcheur garantie. Quiches, tartes sucrées et confitures viennent compléter l'achalandage de ce petit étal. Faites le voyage… Et en plus, le beau sourire de Cynthia.

Vous la trouverez adossée à la halle, à l'extérieur, face au marchand de vêtements en laine et cuir.

 
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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:34
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 30/03/2011 10:01 | Roseline Giusti

Le chemin des écoliers

Le chemin des écoliers
Le chemin des écoliers
Le chemin des écoliers

Vendredi dernier, l'école maternelle et élémentaire Carnot donnait sa grande fête annuelle à la Halle aux grains. La soirée avait pour thème : « A chacun son chemin ». Les enfants sont doués pour la scène. On le sait. Et ils le sont d'autant mieux qu'ils prennent appui sur des textes adaptés à leur âge. La bonne idée, c'est d'avoir choisi pour la circonstance Philippe Dorin comme support. Ce romancier et auteur de contes et pièces de théâtre pour les jeunes (molière du jeune public 2008) connaît bien l'âme enfantine et sa créativité. Liant arts plastiques et danse, chaque classe s'est ainsi appropriée un de ses textes et en a donné une représentation scénique très applaudie. Beaucoup de fraîcheur et d'invention (on a aimé l'épisode des boules de papier, plein de poésie). Des pas de danse coordonnés, une chorégraphie bien réglée. Vraiment, ces enfants sont des artistes. Il faut aussi saluer le beau travail accompli par les professeurs qui, depuis de longs mois et en collaboration avec une chorégraphe et une danseuse, ont permis la réussite de ce spectacle. On a tous pris le chemin des écoliers avec beaucoup de plaisir et non sans nostalgie.

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 11:37

 

Publié le 02/03/2011 08:37 | Roseline Giusti

Bagnères-de-Bigorre. S. Brianti, l'explosive figuration narrative

conférence tour de ville

Sylvio Brianti parlant de la figuration narrative./ Photo R. G.
Sylvio Brianti parlant de la figuration narrative./ Photo R. G.
Sylvio Brianti parlant de la figuration narrative./ Photo R. G.

Première d'un cycle à venir, initiée par Taoa et le Café Philo, la conférence de jeudi dernier a été un succès. Plus de 60 personnes se sont déplacées et certaines mêmes des confins du Gers.

Voilà de quoi encourager la toute nouvelle association d'artistes Taoa (du nom du petit singe ramené de Tahiti par Gauguin), créée entre autres par J.-M. Luce pour monter des événements dans le domaine des arts plastiques. Il faut dire que l'originalité de la conférence avait de quoi plaire. Si quelques-uns des artistes appartenant à la figuration narrative sont connus (Rancillac, Erro…), la plupart le sont moins. L'intérêt premier résidait dans le fait de rappeler l'importance de ce groupe qui, des années 1960 à 1980, a rassemblé jusqu'à 300 artistes, sous la houlette du théoricien G. Gassiot-Talabot. Cocasses, corrosives, beaucoup de ces œuvres n'ont pas perdu de leur mordant.

Pourquoi tant de vitalité ? C'est que la figuration narrative avait fort à faire pour exister aux côtés de la peinture abstraite (Soulages, Debré…) alors dominante, puis face au pop art qui fera vite grand tapage et pour tenir tête enfin à l'impérialiste art américain, bien décidé à voler à l'Europe sa prépondérance artistique. Pour la Biennale de Venise de 1964, l'Américain R. Rauschenberg n'a-t-il pas fait venir ses toiles sur un bateau de la flotte US ?

C'est tout un pan méconnu de l'histoire des arts que S. Brianti a brillamment dévoilé.

 
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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 13:20
Publié le 23/02/2011 08:19 | Roseline Giusti

Bagnères-de-Bigorre. « Le Neveu d'Amérique » un beau voyage !

Bagnères-de-Bigorre. « Le Neveu d'Amérique » un beau voyage !
Bagnères-de-Bigorre. « Le Neveu d'Amérique » un beau voyage !
Bagnères-de-Bigorre. « Le Neveu d'Amérique » un beau voyage !

En partenariat avec l'association franco-espagnole Bagnères-Alhama, était présentée, samedi dernier, la pièce « Le Neveu d'Amérique ».

Un grand texte, celui du Chilien Luis Sepulveda, l'évocation de l'Amérique latine et de ses grands espaces, des situations cocasses mais aussi terriblement dramatiques et une économie de moyens étonnante. Des masques, un pan de tissu, des mimiques et la trajectoire d'un corps (imposant) dans l'espace scénique.

Voilà tout le génie du comédien argentin Luis-Jaime Cortez. Il passe d'un personnage à l'autre avec aisance, du grand-père à son petit-fils, restituant les paroles crues de l'un, la plainte de l'autre. On se croit réellement à la porte des églises ou en prison sur le lit de torture, on entend les bruits de bottes des militaires odieux.

Quelques pas de danses campent la maison des Filles et les caprices de leur directrice. Nous sommes dans l'avion biplace qui transporte un mort. Chaque scène semble se développer haute en couleur et en décor, alors que tout est seulement suggéré. Luis-Jaime Cortez, directeur artistique du Théâtre du Hibou, est un acteur très doué. Notre homme tourne avec ce spectacle depuis six ans et il le peaufine sans arrêt. Et en matière de commedia dell'arte, il sait jouer des masques comme personne.

 

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 21:55

 

Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 15/03/2010 09:45 | Roseline Giusti.

Bagnères. Miage, station de ski dépossédée

Ruralité. Débat sur les excès du tourisme de montagne.

Le destin de Miage pourrait être celui de nombreuses communes des Hautes-Pyrénées. Photo Pierre Redon.
Le destin de Miage pourrait être celui de nombreuses communes des Hautes-Pyrénées. Photo Pierre Redon.
Le destin de Miage pourrait être celui de nombreuses communes des Hautes-Pyrénées. Photo Pierre Redon.

Grand succès, jeudi soir, pour la projection du film « Miage », à l'initiative de l'association Traverses. Et riche débat, en suivant. Miage, c'est l'histoire d'une petite ville savoyarde, ce pourrait être tout aussi bien celle d'une cité pyrénéenne. Mille habitants, 14.000 lits, le tourisme de masse s'est emparé de cette station de ski, la dépossédant de son identité.

Une série d'entretiens avec les habitants du lieu, nostalgiques, témoignent de ce malaise. Que nous est-il arrivé ?, s'interrogent-ils alors que les prédateurs d'air pur et d'espaces immaculés en viennent à réduire au folklore les activités rurales traditionnelles. Écrit et réalisé par deux jeunes auteurs, Edmond Carrère et Pierre Redon, ce documentaire-opéra propose un questionnement poétique sur l'identité, le régionalisme et l'écologie. C'est, de plus, une œuvre esthétique remarquable. Les plans fixes en studio sur fond blanc des entretiens sont entrecoupés de vues sublimes des paysages de ce site alpin. Et les images chahutées, au rythme de l'ascension du glacier (3.670 m) au petit matin, marquent la volonté des réalisateurs de nous faire éprouver les cimes avec le corps entier.

Déplacements des marcheurs, scènes de la vie quotidiennes ou festives (travail des dameuses la nuit, traite à la ferme, combat de vaches, etc.) sont aussi traduits en matériaux sonores, inattendus, en droit fil des célèbres bruitages du musicien américain John Cage. La partition musicale, écrite, mais laissant la part belle aux variations et à l'usage inédit des instruments, est interprétée par un quatuor à cordes et par deux cors des Alpes, longues trompes de bois traditionnelles très spectaculaires. Quelques gros plans sur des particularités du relief, sur la lumière indécise par jour de brouillard, sur les ferraillages d'un chantier en cours…, dénotent le regard aiguisé des auteurs dont l'un, en plus d'être compositeur de musique contemporaine, est aussi graphiste. Un travail exigeant bien d'actualité.

DVD disponible à la librairie Auprès de Pyrène.

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 23:50
Bagnères
Publié le 19/08/2010 10:27 | Roseline Giusti.

Bagnères-de-Bigorre. À Voix haute, l'art du métissage sonore

festival

Discussion illustrée avec Nadine Cesari, Jacky Michaeli, Phil Minton, Yann Beigbeder, Patrick Labesse./Photo R. Giusti.
Discussion illustrée avec Nadine Cesari, Jacky Michaeli, Phil Minton, Yann Beigbeder, Patrick Labesse./Photo R. Giusti.
Discussion illustrée avec Nadine Cesari, Jacky Michaeli, Phil Minton, Yann Beigbeder, Patrick Labesse./Photo R. Giusti.

Le festival à Voix haute fut un grand voyage musical et linguistique, une prise de risque heureuse des organisateurs récompensés par un beau succès d'audience.

Ceux qui sont venus à la 6e édition du festival à Voix haute n'oublieront jamais le bœuf final mêlant le chant basque traditionnel, l'improvisation pianistique et le fado revisité.

Apposée à la voix saisissante de Pantxix Bidart, toute dans les aiguës, celle puissante et veloutée du fadiste Antonio Zambujo, accompagné à la contrebasse par Ricardo Cruz et à la guitare portugaise par Bernardo Couto, a produit un moment musical rare. D'autant mieux que, du piano, François Rossé a su « envelopper » toutes ces sonorités avec l'aisance dans l'improvisation qui le caractérise.

À Voix haute, c'est s'assurer de faire en quatre jours un grand voyage musical et linguistique. En quelques heures, le public visite des continents, s'attarde aux langues et aux sonorités de chacun et jouit du métissage qui lui est offert. Peut-on rêver de plus d'émotion et de plus d'ouverture vers l'ailleurs ? Certains ne s'y sont pas trompés, qui sont venus de loin, de la Bretagne par exemple, pour ne pas manquer, cette année encore, un événement de très haute qualité.

Ce qui donne en effet à ce festival une couleur particulière, c'est justement cette sensation d'authenticité, de simplicité, d'évidence et de naturel étonnant. Qu'ils s'adossent à la tradition pour assurer une transmission (Polyphonies corses), pour revisiter l'occitan (Lo Ruhl), pour établir des filiations par-delà les siècles (Gesualdo Variations) ou pour sublimer un passé récent (fado) ou qu'ils affichent une modernité avérée, les musiciens proposent des accouplements sonores inédits et inattendus. Balayés, les vieux schémas convenus et place à des expériences sonores insoupçonnées !

Les discussions de l'après-midi, animées par Patrick Labesse, (journal « Le Monde ») et illustrées de musiques singulières (1) constituent un maillon important de ces journées. Merveilleux temps de partage, elles facilitent à l'avance l'accès aux musiciens et à leur projet. Ainsi a-t-on pu se familiariser, par exemple, avec les incroyables agilités vocales, verbales et corporelles de Lauren Newton et Phil Minton.

On ne peut que saluer les prises de risque heureuses de Yann Beigbeder, organisateur du festival dans le cadre de l'association Einstein on the beach, et l'inciter à organiser de prochains festivals tout aussi brillants.

(1) Les Bagnérais peuvent trouver à la médiathèque de leur ville bon nombre de ces musiques proposées à l'écoute.

 

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:00

 

Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 10/02/2011 11:06 | Roseline Giusti LaDepeche.fr

Moonrising et Hébéo sonorisent « L'Aurore »

Lorsqu'un film a pour nom « L'Aurore », il est tentant de le programmer tôt le matin. Aussi, l'association Traverses, friande de situations insolites, conviait le public à la projection du chef-d'œuvre de F.-W. Murnau samedi dernier, à 8 heures du matin. Au rendez-vous, plus de 50 personnes qui ont apprécié le confort de la salle rénovée du Maintenon. Le film de Murnau, en noir et blanc, déployait des images embrumées magnifiques. Lyrique à souhait, c'était à la fois triste et tendre, mais la fin heureuse triomphait des sombres agissements d'une femme de la ville sur un jeune paysan déjà engagé. Nous sommes en 1927, en pleines Années Folles et le contraste entre la campagne et la ville est saisissant. C'est un des derniers films muets. Conviés pour accompagner musicalement la projection, Moonrising (guitares, percussions, guimbarde) et Hébéo (synthétiseur, sampler) ont su répondre à la force des images et suivre les divers mouvements du film avec délicatesse. On a particulièrement aimé les effets inattendus de la guimbarde. Un petit déjeuner servi au soleil, à l'issue de la projection, a permis les échanges./ Photo R. G.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 18:06
Bagnères-de-Bigorre et sa région
Publié le 06/05/2010 09:53 | Roseline Giusti.

Bagnères-de-Bigorre. Patrick Marquis l'homme de fer

portrait

Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.
Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.
Patrick Marquis, quincaillier à Bagnères, vient de Montréal./ Photo R.G.

Pour les Bagnérais, la quincaillerie Doux a toujours été une institution. Son fonds fait partie du patrimoine de la ville. Le magasin est aujourd'hui tenu par Patrick Marquis, venu tout droit de Montréal.

Inutile d'aller bien loin pour se dépayser. Il est un voyage que l'on peut faire à bon compte : s'aventurer dans les 400 m2 de la quincaillerie Doux. Que de richesses au fil des rayons ! Pour peu qu'un client curieux entre au même moment que vous, vous voilà livré aux plus extraordinaires découvertes. « Oh, ce gaufrier, je n'en ai pas vu comme ça depuis longtemps ! Et ça, là-haut sur l'étagère, qu'est-ce que c'est ? ». Il s'agit d'un grille-pomme, un modèle ancien rare, avec un bras articulé inouï. À l'entrée, un manche de faux, façonné par un artisan de Trébons, voisine avec un crochet de berger en aluminium dernier cri. Patrick Marquis vient d'un autre continent et d'une autre activité.

S'il a perdu un peu de son joli accent québécois, il a gardé de son précédent job (technicien-ingénieur en commande-contrôle) le goût de la précision. Demandez-lui s'il possède un tournebroche de tel ou tel calibre. Il consultera illico les catalogues spécialisés pour vous offrir le meilleur choix. « On espère trouver ici tout ce qui vous a été refusé ailleurs », dit Patrick, triste lorsqu'il n'a pu satisfaire une demande. Fin cuisinier, notre quincaillier s'y connaît aussi en coutellerie. Son modèle de couteau japonais « Usuba », pour hacher menu les légumes, est une merveille. Une dame s'arrête devant un rasoir à légumes - « l'objet de ma vie », s'exclame-t-elle ! « A un ou deux tranchants ? ». Au rayon des sonnailles, on admire de lourdes cloches ornées, fondues dans les Vosges, qui servent les jours de fêtes bovines. La centaine de tiroirs qui tapissent le corridor de la visserie vous laisse pantois et on rêve d'emprunter la desserte coulissante sur rail pour fouiner dans chacun d'eux. En vitrine, se côtoient pêle-mêle un pochoir pour faire des saucisses, des cafetières italiennes, un pressoir à tomates manuel, pour les réfractaires à la mécanisation et les gourmets de coulis onctueux. Ici, la ficelle se vend au mètre, les clous à la pièce, c'est parfois bien pratique.

Quincaillerie Doux, 14 av. Général-de-Gaulle, tél. 05.62.95.21.05.

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:06

Les derniers travaux de Milène sont directement inspirés des textiles indiens, aux motifs complexes et aux tons si enjoués. Les peintures s’offrent dans un espace dynamique, mis en mouvement par les signes qui l’occupent. Craies grasses et pigments construisent les rythmes de la ligne, l’accélération du tracé. Puis vient la lenteur des phases nourricières où l’artiste imbibe le support de couleurs ; puis à nouveau le geste presque sauvage qui éteint pour un temps les couleurs afin de restituer par transparence les tons originels déposés les premiers. Quelquefois, le chatoiement de la surface picturale fait réellement croire à un tissu peint.

De ces palimpsestes colorés, Milène Giusti en possède toute la maîtrise. Elle pourrait reprendre à son compte la phrase de Matisse « je travaille sans théorie, j’ai seulement conscience des forces que j’emploie ».

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